Damon et Pythias : la vraie histoire de deux amis prêts à mourir l’un pour l’autre
Il y a plus de deux mille ans, à Syracuse, en Sicile, deux amis ont fait quelque chose que personne n’a oublié depuis. Leur histoire a traversé l’Antiquité, la littérature allemande et même les États-Unis. C’est de l’histoire de Damon et Pythias que ma marque tire son nom. Voici ce que disent vraiment les textes anciens.
Qui étaient Damon et Pythias ?
Damon et Pythias étaient deux disciples du philosophe Pythagore. Pour les pythagoriciens, l’amitié n’était pas un simple sentiment : c’était un engagement, presque une règle de vie. Entre amis, on partageait tout, et on ne se trahissait jamais.
Un détail que peu de gens connaissent : dans les textes grecs et latins, le second ami s’appelle le plus souvent Phintias. L’historien romain Valère Maxime, par exemple, écrit « Phintias ». Le nom « Pythias » s’est imposé plus tard.
Syracuse, sous le tyran Denys
L’histoire se passe au IVe siècle avant notre ère, à Syracuse, alors dirigée par le tyran Denys. La plupart des récits la placent sous Denys l’Ancien, qui gouverna de 405 à 367 avant notre ère.
Ce qui s’est passé
Pythias est accusé d’avoir comploté contre le tyran. Il est condamné à mort.
Il ne demande qu’une chose : rentrer chez lui pour régler ses affaires avant de mourir. Pour que le tyran accepte, il faut que quelqu’un se porte garant de son retour. Damon se présente. Si Pythias ne revient pas à temps, c’est Damon qui sera exécuté à sa place.
Le jour fixé arrive. Pythias n’est toujours pas là. Selon une version du récit, il a été retardé en route, notamment par des pirates. On conduit Damon vers le supplice.
Et Pythias arrive, juste à temps.
Commence alors ce que les récits appellent un « combat de générosité » : chacun des deux amis veut mourir à la place de l’autre.
La réaction du tyran
Denys est si touché par cette fidélité qu’il gracie les deux hommes. Puis il leur fait une demande étonnante : être admis, lui aussi, dans leur amitié, comme un troisième ami.
Le tyran le plus redouté de Sicile venait de comprendre que ce que ces deux hommes partageaient ne s’achetait pas, et ne s’imposait pas par la force.
Une autre version : une épreuve
Le plus ancien auteur connu à raconter l’histoire, Aristoxène, en donne une version un peu différente. Selon lui, tout aurait été une épreuve montée par le tyran et ses courtisans, pour vérifier si la fidélité des pythagoriciens tenait vraiment face à la mort. Elle a tenu.
Les sources antiques
L’histoire nous est parvenue par plusieurs auteurs :
- Aristoxène, le plus ancien témoin connu, lui-même philosophe proche des pythagoriciens ;
- Cicéron, dans son traité Des devoirs (livre III, § 45) ;
- Diodore de Sicile, dans sa Bibliothèque historique (livre X, 4) ;
- Valère Maxime, dans ses Faits et dits mémorables.
Les détails varient d’un auteur à l’autre, mais le cœur de l’histoire de Damon et Pythias reste le même : un ami qui met sa vie en gage, et un ami qui revient.
Pour aller plus loin : l’article « Damon et Pythias » sur Wikipédia.
Ce que l’histoire de Damon et Pythias est devenue
- En France, Fénelon l’a racontée pour l’éducation des jeunes.
- En 1799, le poète allemand Friedrich Schiller en a tiré sa ballade Die Bürgschaft (« La Caution »), où les rôles sont inversés : c’est Damon qui est condamné.
- En 1821, une pièce de l’Irlandais John Banim a inspiré la création, aux États-Unis, des Chevaliers de Pythias, une fraternité encore active.
- En 1940, l’écrivain japonais Osamu Dazai s’en est inspiré pour Cours, Melos !, un texte étudié par des générations d’écoliers japonais.
- En anglais, « Damon and Pythias » est devenu une expression pour désigner deux amis inséparables.
Ce que Damon et Pythias nous apprennent aujourd’hui
L’histoire de Damon et Pythias parle d’une confiance totale : Damon a mis sa vie entre les mains de son ami, sans contrat ni garantie. Pythias, lui, aurait pu fuir ; il est revenu. Ce qui frappe, c’est que ni l’un ni l’autre n’a hésité.
Aujourd’hui, personne ne nous demande de servir d’otage. Mais la question posée par Damon et Pythias reste la même : sur qui puis-je compter, et pour qui suis-je prêt à être là ? Répondre à un message difficile, tenir une promesse, revenir quand on l’a dit : ce sont nos versions modernes de ce retour à Syracuse.
Pourquoi j’ai choisi le nom de Damon et Pythias
J’ai créé DAMON & PYTHIAS avec cette conviction : l’amitié véritable, la confiance mutuelle et la bienveillance sont les forces qui nous portent.
Mes vêtements et mes ebooks portent le même message que Damon a donné en restant à Syracuse : je suis là, je ne te lâche pas. Et la phrase que j’aime répéter : c’est super ce que tu fais. Vous n’êtes pas seul.
Pour découvrir ce message sous forme de livret : l’ebook « C’est super ce que tu fais ». Pour le porter : mes vêtements.
